saisissantes
et Todos commence à rivaliser avec Waimea dans Surfer
Magazine et Surfing. Pour peu que la session soit signée
Curren, alors là, les double-pages s'enchainent.
Mais c'est Mike Parsons qui fera de ce spot un vrai challenge
de big wave rider, entraînant avec lui toute une clique
de surfers californiens audacieux mais n'ayant pas envie
de se "coltiner" la foule du North Shore pour
s'offrir des sensations fortes. Consécration de la
notoriété du spot, dans la foulée de
l'Eddie Aikau historique de 1990, Mark Foo et Brock Little
sautent dans l'avion et vont affronter le même swell
à Todos
Pendant ce temps-là, dans la Californie du nord,
un surfer, vivant en retrait à une heure de route
de Santa Cruz, s'est pris au jeu d'aller regarder, puis
défier un spot au pied de chez lui, à Half
Moon Bay. Son nom : Jeff Clark. La vague : Mavericks. Pendant
toutes les années 80, Clark gardera secret l'endroit.
Nom qu'il ait peur de la foule, mais parce qu'il n'est pas
très bavard et que ses potes surfers ne sont pas
candidats pour se risquer "là-bas". Certes
Clark n'y est pas tous les jours et on peut imaginer que
son temps d'observation prévaut dans ses sessions,
tant l'enjeu, en solitaire, est terrifiant. Puis un jour,
au début des années 90, il décide de
dévoiler son jardin secret à quelques audacieux
surfers du coin. Révélation parmi les big
wave riders de Santa cruz comme Richard Schmidt. En l'espace
de trois hivers, Mavericks devient LA vague du big wave
riding, tant par sa puissance, la projection de sa lèvre,
les rochers terrifiants du spot, l'eau glaciale du nord
de la Californie. Waimea, Todos Santos font pâle figure,
d'autant que l'émulation soudaine rend le spectacle
dément avec des wipe out hallucinants d'horreur.
Puis, en 94, le drame frappe le spot à jamais. Mark
Foo se noie sous une vague après une chute au take-off.
Mavericks affiche son vrai visage à la face du monde
La mort de Mark Foo, puis celles de Donnie Solomon à
Waimea et de Todd Cheeser à Himalaya's marquent plus
que jamais les enjeux d'un big wave riding devenu un attrait
parfois un peu trop inconsidéré de la part
de plus en plus de surfers.
